Projet Gare de Grenoble : l’avis de l’ADTC.

Le projet de restructuration du "Pôle d’Echange Multimodal" en gare de Grenoble était soumis à concertation en janvier-février 2012. Voici la contribution de l’ADTC à ce projet.


Texte complet de l’avis ci-dessous, ou document PDF à télécharger :

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télécharger Pôle d’échange multimodal Gare de Grenoble : avis ADTC. (PDF - 171 ko)

L’ADTC est une association d’usagers militants dont l’objet est le développement des transports en commun, du vélo et de la marche à pied. Le périmètre d’action de l’ADTC est la région grenobloise.

L’ADTC a pris connaissance du dossier soumis à la concertation concernant le projet de Pôle d’échanges Grenoble gares à partir du document remis lors de la réunion de concertation du 16 janvier 2012 à la mairie de Grenoble.

L’ADTC est favorable à ce projet indispensable au développement des alternatives aux déplacements automobiles. Mais tel qu’il est décrit dans le document soumis à la consultation, ce projet appelle de notre part les remarques suivantes :

Plan de masse et accès piétons + TC, p. 04 à 06

- L’emplacement de la plateforme de la ligne B de tram, qui doit se débrancher avant la courbe de la station « gares » pour longer la rue E. Geymard vers la rue Arago et franchir les voies ferrées en direction de la Presqu’ile, ne figure pas. Il impactera en toute logique le stationnement des taxis, les arrêts de bus, et le stationnement des cars de la gare routière. De plus, une station de tram pour cette ligne B sera nécessaire devant la gare. L’incidence de ce projet de ligne de tram, dont la réalisation est prévue par le SMTC en 2018-2020, est trop importante pour que le projet Gares l’ignore.

- L’espace entre la gare et les immeubles du centre-ville connaît une très forte fréquentation piétonne, aussi bien pour les cheminements vers l’avenue Alsace-Lorraine, que pour les accès aux abribus. Pour l’ADTC, il est fortement souhaitable d’aménager cet espace en “Zone de rencontre”.

- L’arrêt de bus prévu en bordure du parvis est trop court, il faut qu’il soit double pour que les bus de toutes les lignes Transisère et TAG qui desservent la gare puissent s’arrêter et charger leurs nombreux passagers simultanément.

- L’audit SNCF mené sur la ligne ferroviaire Grenoble-Lyon a montré que, comme la gare de Lyon Part Dieu, la gare de Grenoble souffre d’un manque de voies à quai pour le développement du trafic passager et souffre de saturation en heures de pointe. Dans le projet, il est prévu une nouvelle voie à quai en impasse coté Ouest, et, dans une deuxième phase, 2 voies à quai en impasse coté Est le long de la gare routière.

La forte fréquentation des TER et les difficultés actuelles de gestion du trafic, justifieraient que la construction des ces 3 voies en impasse soit programmée dès la phase 1 du projet. En effet, l’ADTC souligne que la SNCF a déjà supprimé, en décembre 2011, un train pourtant fortement fréquenté en heure de pointe du matin sur Clelles – Grenoble à cause du manque de voies disponibles en gare de Grenoble.

- En outre, l’ADTC demande que la possibilté de création d’une voie G à quai traversante Nord-Sud se raccordant au nord et au sud à la voie F, permettant le stationnement de trains plus longs que les voies en impasse, soit étudiée sérieusement. Il ne faudrait pas que cette évolution soit rendue impossible par l’implantation d’un petit hall trop proche de la voie F côté Europole.

Silos vélos, p. 16-17

Pour l’ADTC, les 2000 places de stationnement vélos prévues dans le projet sont insuffisantes, au vu des prévisions d’augmentation (déjà bien engagée) à la fois du nombre de voyageurs par jour en gare de Grenoble, et de la part modale des déplacements en vélo.

L’expérience des pays voisins montre que la part modale vélo est bien plus importante parmi les abonnés de train que dans la moyenne de la population. L’ADTC estime qu’une capacité de 3200 places vélos serait nécessaire à l’horizon 2018-2020 (hypothèse de calcul : +10% par an de trafic TER et vélos sur 6 ans, part modale vélo double parmi les abonnés TER par rapport au reste de la population)

Le 27 février 2012, à l’ouverture de l’extension de la vélostation Métrovélo de la gare de Grenoble, portant à 500 le nombre de places sécurisées (vélostation + consigne automatisée), les nouvelles places sont déjà toutes affectées, et un nombre significatif de cyclistes est encore sur liste d’attente...

Le concept de « stockage des vélos sécurisé » doit être précisé. Le besoin pour le stationnement des vélos est de 3 types :

  • stationnement sécurisé pour les usagers réguliers des trains ou TC périurbains : leur vélo restera le plus souvent stationné toutes les nuits. Une vélostation avec gardiennage semble être la meilleure solution pour répondre à ce besoin.
  • consigne automatisée pour les cyclistes quotidiens réguliers (sur abonnement), ou pour des usagers occasionnels ayant besoin de sécuriser un vélo pour une durée supérieure à la journée. Cette solution, du fait qu’elle reste accessible en-dehors des heures d’ouverture de la vélostation, est complémentaire de celle-ci (sauf si, bien entendu, la vélostation ouvre avant le premier train et ferme après le dernier train).
  • stationnement temporaire, de durée inférieure ou égale à la journée, pour les usagers occasionnels : arceaux à l’extérieur

Est-il projeté une structure à plusieurs niveaux, composés de casiers individuels que chaque cycliste verrouille lui même, ou de plateaux ouverts avec des arceaux, ou autre ? Dans l’hypothèse où les places ne seraient pas fermées, comment le dispositif garantira-t-il que les abonnés auront une place disponible et ne perdront pas de temps pour la localiser ?

Le projet devrait préciser les points suivants :
- Quel sera le nombre de niveaux réalisés en 1ère phase ?
- Quelle évolutivité de chaque silo sera possible pour en augmenter la capacité dans le futur ?
- Quelle est la largeur prévue de la rampe de desserte des niveaux, sachant que les cyclistes qui montent pour chercher une place avec leur vélo doivent pouvoir croiser ceux arrivés en TC qui descendent avec leur vélo ?

Passerelle, p. 20

L’accès direct par escaliers aux quais 2 et 3 depuis la passerelle doit être prévu dés la phase , notamment pour permettre un accès rapide aux quais 2 et 3 pour les personnes ayant garé leur vélos dans les silos. L’utilité de cet accès direct serait double : d’une part, les abonnés TER+vélo perdront moins de temps entre le stationnement vélo et le train, et d’autre part, ils n’iront pas intercepter le flux de passagers ou autres piétons déjà bien dense dans le passage souterrain.

Phasage et stationnement sur arceaux vélos, p. 24

Le début de l’opération commencerait par l’aménagement du parvis et entraînerait la suppression des 156 places de stationnement vélos sur arceaux actuellement situés devant la gare. Sachant que les silos seraient construits plus tard, et que le taux d’occupation de ces places vélo est actuellement assez proche de 100%, une solution de remplacement ou une modification du phasage est indispensable.

19 mars 2012 / 30 mars 2013

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